Portrait alumni - Océane Batoz, commerciale poids-lourds chez Michelin

Portrait alumni - Océane Batoz, commerciale poids-lourds chez Michelin

Que deviennent nos apprentis une fois diplômés ? Aujourd'hui, nous partons à la rencontre d'Océane Batoz, alumni 2019 de l'Institut des Métiers et aujourd'hui commerciale poids-lourds chez Michelin.

A travers son témoignage, Océane retrace son parcours académique, revient sur son expérience au sein du CFA et nous parle de son métier et de ses missions au quotidien.

Océane est également mentor sur la plateforme et peut accompagner un de nos apprentis dans sa problématique. Si vous êtes dans ce cas, n'hésitez pas à la contacter via l'annuaire !

Bonjour Océane, comment êtes-vous devenue commerciale poids lourds chez Michelin ?

Je suis entrée à l’Institut des Métiers à l'âge 16 ans. Avant cela, j’étais au lycée, et c’est grâce à un stage de 3ème dans une boutique de vêtements que j’ai découvert les secteurs de la vente et du commerce.

Ne souhaitant pas continuer un parcours classique, j’ai décidé de me tourner vers l’alternance. Nous sommes en 2013 et à l’époque, l’alternance n’est pas aussi en vogue qu’aujourd’hui et a même mauvaise presse. Je décide tout de même de me lancer et d’intégrer le CAP Vente de l’Institut des Métiers que j’ai effectué au sein de la boutique de vêtements MAJE. J’ai ensuite poursuivi avec un Bac Pro Accueil Relation Clients et Usagers (ARCU) chez EDF, puis un BTS Management des Unités Commerciales (MUC) chez Orange, toujours à l’Institut des Métiers.

Puis, j’ai pris la direction de l’école de commerce de Clermont Ferrand pour faire un Bachelor en Communication au centre des jeunes dirigeants. Enfin, pour mes deux dernières années d’études au sein de l’école de commerce, en Master Business Development, j’ai intégré l’entreprise Michelin en tant qu’animatrice distribution B2B France & Benelux. Une fois mon master en poche en juillet 2022, j'ai postulé au sein de la même entreprise pour devenir commerciale poids lourds, poste que j’occupe actuellement en CDI.

Quelles sont vos missions au quotidien ?

Ma mission principale est de promouvoir et vendre les services et les produits Michelin. Je travaille et échange essentiellement avec des clients professionnels à savoir des transporteurs, des autocaristes ou encore des entreprises de transport. Il faut savoir que je ne vends pas les pneus en direct car chez Michelin, nous fonctionnons en relation tripartite : le revendeur, moi-même et le client.

Comment s’est déroulée votre intégration au sein de Michelin ?

Quand on arrive chez Michelin, on a 4 mois de formation pour, certes apprendre le métier de commercial, mais aussi tout ce qu’il y a à connaître sur le pneumatique et plus particulièrement celui de Michelin. De plus, il faut savoir que le pneumatique poids-lourds est très technique, on doit donc tout apprendre sur les gammes produits mais aussi sur les services associés. Car certes, Michelin est spécialisé dans le pneumatique, mais également autour du pneumatique et au-delà du pneumatique. Quatre mois de formation, ça peut sembler long, mais vu la quantité d’informations à intégrer, ça passe très vite !

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

La  qualité principale requise pour exercer en tant que commercial, c’est l’adaptabilité. Être en capacité de s’adapter à chaque situation, de pouvoir rebondir, proposer des solutions, cela passe au-delà de tout. Bien entendu, il faut également faire preuve de curiosité. Plus on va poser des questions à son client, plus on va déceler son besoin et l’orienter au mieux vers les bons produits et les bons services.

Pour finir, je dirais qu’il faut avoir une bonne communication, être de bonne humeur et garder le sourire. Cela peut paraître basique, mais le savoir-être est très important dans ce métier.

Quels sont les challenges que vous pouvez rencontrer ?

La concurrence sans aucun doute, car les clients sont de plus en plus exigeants. Chez Michelin, nos produits sont hauts de gamme, ce sont des produits de bonne qualité avec une bonne rentabilité. Malheureusement, le prix peut représenter un frein pour nos clients et il faut réussir à les convaincre et à leur prouver que notre modèle est le plus avantageux pour eux.

Que retenez-vous de vos années à l’Institut des Métiers ?

L’Institut des Métiers a fait partie des meilleures années “école” de ma vie. De par les rencontres que j’ai pu faire et pour la qualité de l’apprentissage et de l’accompagnement. J’ai appris bien plus à l’IDM que dans n’importe quelle autre école. De plus, il y a une proximité incroyable avec les élèves. Même aujourd’hui, n’étant plus apprentie là-bas, je garde toujours de très bons contacts et relations avec des formateurs ou même Sophie Bruyère. Sans l’Institut des Métiers, je ne serais pas là où j’en suis aujourd’hui et je suis persuadée de ne pas être la seule à penser cela.

Sur la plateforme, vous vous êtes désignée comme mentor. Pour quelles raisons ?

Quand j’étais à l’Institut des Métiers, j’ai moi-même eu la chance d’être accompagnée sur une problématique que j’avais. Aujourd’hui, j’aimerais à mon tour rendre la pareille à un apprenti de l’IDM qui aurait besoin de conseils. De plus, vu que je suis jeune, le dialogue peut être un peu plus facile pour quelqu’un qui n’oserait pas demander de l’aide à un formateur. Pour le moment, je n’ai pas encore été contactée, mais si vous avez besoin de moi, je suis disponible !

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